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Meet the ECI Family: Mama Josée

Mrs. Josée Ruhara Ntakwinja

Water Operations Manager

With ECI (Asili) since 2013

Does your name have a special meaning? Ruhara means baldness, God protects in a special way people without hair and Ntakwinja translates as “gratitude is not of this world”. Only do good to others with joy; God has the formula to pay you back.

What do you like about working for ECI?  I started working for Asili in 2013; what attracted me to this job was, first of all, the way the team greeted me with love and respect. Before the arrival of Asili I had already worked with other humanitarian organizations in the context of emergencies in the water sector, but following a lack of funding at times the work lasted 6 months or a year. The problems of water-borne diseases (such as cholera, typhoid fever and verminosis) continued to persist and we were back at square one. But with Asili as a sustainable development project it was different. Asili has a legacy both in the field of women’s education, its information and transformation through employment as in the field of agriculture, health and water. Seeing Asili’s involvement at the center of the community by considering everyone as one family, I told myself this is the job for me.

What do you do during your typical workday? During the typical working day, I am in the field monitoring the operations of water sales to customers. I check that the Asili brand is respected at the fountains and water kiosks through cleanliness, punctuality and reception of customers. I train new water mamas according to the schedule, prepare marketing information and participate in handwashing activities in schools. We also distribute cleaning tools. At the office, I write activity reports and schedules, as well as arrange the records of the fountains water sales operations and the monitoring of Asili water points cleaning tools.

Thanks to the Asili project, there is an awakening of a sense of entrepreneurship among the local population which attracts other people to come and settle close to Asili zones. We have discovered a decrease in water-borne diseases; a decrease in the mortality rate of children aged 0-10; a reduction in suffering, loss of life and the risk of rape among women and girls in the local communities where Asili works, due to the reduced distances to water points and clinics. The availability of drinking water at the Asili fountains and kiosks is in quality and quantity. Most importantly, Asili always keeps its promise.

What makes you happy? My favorite song is: “kama unapenda afia nawa mikono” which means: “if you like your health wash your hands”. It is a song that is taught to children in elementary schools. I am happy because we manage to sell our services with optimal revenue and without loss. Clients appreciate our services and demand is high. I like it when foreign visitors come from other places and appreciate our activities: it gives us hope of support. When I am not at work, I take care of my children and provide for their needs. I go to church. I love prayer and teaching the word of God. It renews my intelligence on a daily basis. I owe everything to my God.

One special moment that made me very happy was the inauguration day of the Asili project in Kabare. To my surprise, I was chosen by the Director as the Congolese mother from South Kivu in Kabare to welcome the United States ambassador with a large delegation from all over the world, including the major authorities of the Congolese capital and provincial authorities. The ribbon was cut and the ambassador was very happy. They all tasted Asili water at the Cirunga kiosk in Kabare. All these people looked at me and appreciated our work. It was a great added value to our territory. I thought it was a dream but it was reality. I was moved and very happy. That’s when I realized that great things are being done through Asili.

Responsable des opérations de l’eau

Avec ECI (Asili) depuis 2013

Votre nom a-t-il une signification particulière ?  Ruhara veut dire calvitie, Dieu protège d’une façon particulière les personnes sans cheveux et Ntakwinja se traduit comme “la reconnaissance n’est pas de ce monde”. Faites seulement du bien aux autres avec joie; Dieu à la formule de te repayer.

Qu’aimez-vous à propos de travailler pour ECI/Asili ?  J’ai commencé à travailler pour Asili en 2013; ce qui m’avait attiré dans ce travail était tout d’abord la manière dont l’équipe m’avait accueillie avec amour et respect. Avant l’arrivé de Asili j’avais déjà travailler avec d’autres organisations humanitaires dans le cadre des urgences dans le secteur de l’eau mais suite à un manque de financement des fois le travail durait 6 mois ou une année, les problèmes des maladies d’ origine hydriques tel que le choléra, la fièvre typhoïde, le verminose, continuaient de persister et on se retrouvait à la case départ. Mais avec Asili comme projet de développement durable c’était différent, Asili est tout un héritage tant dans le domaine de l’éducation de la femme, de son information et sa transformation par l’emploi que dans le domaine de l’agriculture, santé et eau. En voyant l’implication de Asili au centre de la communauté en considérant tout le monde comme une même famille, je me suis dis voilà le travail qui me convient. 

Que faites-vous pendant votre journée de travail typique ? Pendant la journée typique de travail je suis soit au terrain pour effectuer des tâches: suivi des opérations de vente d’eau aux clients par catégorie, vérification de la recette récoltée par rapport à l’indication du compteur. Je vérifie le respect de la marque Asili (propreté, ponctualité, accueil, aux bornes fontaines et kiosques). Je forme les nouvelles fontainières selon le programme, prépare le marketing et participe aux activités de lavage des mains dans des écoles. Nous distribuons aussi des outils de propretés. Au bureau, je redacte les rapports et plannings des activités, j’arrange les fiches des opérations de vente d’eau des fontainières et le suivi des outils des propretés des points d’eau Asili. 

Grâce au projet Asili, il y a un éveil du sens d’entreprenariat au sein de la population locale qui attire d ‘autres personnes de venir s’installer. On découvre une diminution des maladies d’origine hydrique; une diminution du taux de mortalité des enfants de 0 – 10 ans; une diminution de la souffrance, des pertes des vies et du risque de viol chez les femmes et les filles dans les communautés locales où œuvrent Asili reduisant pour elles les distances d’accès aux points d’eau et cliniques. La disponibilité de l’eau potable aux bornes fontaines et kiosques Asili est en qualité et en quantité. Le plus important, c’est qu’Asili tient toujours ses promesses.   

Qu’est ce qui vous rend heureux ? Ma chanson préférée c’est : « kama unapenda afia nawa mikono » qui veut dire : « si tu aimes ta santé laves les mains ». C’est une chanson qu’on enseigne aux enfants dans les écoles primaires. Je suis heureuse car nous parvenons à vendre nos services avec une recette optimale et sans perte, les clients apprécient nos services et la demande est forte. J’aime quand les visiteurs étrangers viennent d’autres sièges et apprécient nos activités: cela nous donne de l’espoir d’un accompagnement. Quand je ne suis pas au travail, je m’occupe de mes enfants et subvient à leurs besoins. Je vais à l’église, j’aime la prière,et enseigner la parole de Dieu, cela renouvelle mon intelligence au quotidien; je dois tout à mon Dieu.

Un moment particulier qui m’a rendue très heureuse était le jour de l’inauguration du projet Asili a Kabare. A ma grande surprise le choix du Directeur était porté sur moi comme la maman congolaise du Sud-Kivu à Kabare pour accueillir l’ambassadeur des Etats-Unis et toute une grande délégation venant de tous les coins du monde, les grandes autorités de la capitale congolaise et les autorités provinciales. Le ruban a été coupé et l’ambassadeur fut très heureux, ils ont tous goûté à l’eau Asili au kiosque de Cirunga à Kabare. Toutes ces personnes me regardaient et appréciaient notre travail, ce fut une grande valeur ajoutée à notre territoire. Je pensais que c’était un rêve mais c’était la réalité, j’étais émue et très heureuse. C’est là que j’ai réalisé que l’on fait des grandes choses dans cette activité Asili.

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